Cymbopogon citratus

nom scientifique : 
Cymbopogon citratus (DC.) Stapf
synonyme : 
Andropogon citratus DC.
Famille : 

Distribution géographique

 

Originaire de l’Inde, cultivée dans les zones tropicales et subtropicales.
 

Description botanique

Herbacée pérenne, dressée, de 1 à 2 m, formant des touffes denses. Feuilles pouvant atteindre 1 m de long, fines aux deux extrémités. Inflorescence pouvant atteindre 60 cm; les grappes présentent des segments velus; petits épis sessiles, sans barbes, linéaires à linéaire-lanceolés, dos aplati.

Voucher(s)

Faujour,9,BAR

Ochoa,258,HPMVH

Girón,199&478,CFEH

García,2654,JBSD

Mejía,18,MAPR

Delens,264209-30,VEN

Balland,10,HVB

Delaigue,11,NHTT

Ríos,411,CECALLI

douleur d'estomac :

feuille, décoction ou infusion, voie orale2,44

grippe :

feuille, décoction ou infusion, voie orale3,8-10,44-45,47-48

fièvre :

feuille, décoction ou infusion, voie orale1,3-7,14,43

rhume :

feuille, décoction ou infusion, voie orale4-5,8,11-12,44-46,48

flatulence :

feuille, décoction ou infusion, voie orale3

toux :

feuille, décoction ou infusion, voie orale5,13,44

diarrhée :

feuille, décoction, voie orale1

•Travail TRAMIL42

Contre la diarrhée, les maux d’estomac, la fièvre, les flatulences, la grippe, le rhume et la toux :

Préparer une décoction ou une infusion avec 15-25 grammes de feuille dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Pour la décoction, faire bouillir au moins 10 minutes, dans un récipient couvert; pour l’infusion, verser l’eau bouillante sur les 15-25 grammes de feuille. Couvrir et laisser refroidir. Filtrer et boire 1 tasse 2-3 fois par jour.

Il est impératif de filtrer la préparation à travers un linge avant de la consommer par voie orale. Cette précaution permet d’éviter des lésions mécaniques sur les muqueuses, dues aux microfilaments présents dans la feuille26.

Toute préparation médicinale doit être conservée au froid et utilisée dans les 24 heures.

Selon l’information disponible :

L’emploi contre la diarrhée, les maux d’estomac, la fièvre, les flatulences, la grippe, le rhume et la toux est classé REC sur la base de l’usage significatif traditionnel documenté par les enquêtes TRAMIL, les études de toxicité et l’information scientifique publiée.

En cas de diarrhée, on considère ce remède comme un complément de la thérapie de réhydratation orale.

Si l’état du patient se détériore, ou si la diarrhée dure plus de 3 jours chez l’adulte (plus de 2 jours pour un enfant), consulter un médecin.

Si l’état du patient se détériore, ou si la fièvre dure plus de 2 jours, les maux d’estomac plus de 3 jours, la toux plus de 5, consulter un médecin.

Ne pas employer avec des femmes enceintes ou allaitantes, ni avec des enfants de moins de 3 ans.

•Travail TRAMIL22

L’extrait hydroalcoolique (70%) de parties aériennes, administré par voie sous-cutanée à la souris a atteint une DL50 = 1,6 g/kg.

•Travail TRAMIL38

L’extrait hydroalcoolique (30%) de feuille séchée administré oralement à des souris à dose unique de 143, 286, 572, 1716 et 2288 mg/kg, n’a pas entraîné de mort; en revanche, on a observé une marche atonique, une diminution de l’activité réflexe et une ataxie chez les animaux traités avec la dose la plus forte (2288 mg/kg) au cours des premières heures après administration de l’extrait. On n’a pas détecté de signes adverses évidents avec les autres doses, et la prise de poids a été normale pendant les 14 jours d’observation ayant suivi l’administration.

Une étude similaire avec un extrait hydroalcoolique (80%) et des doses de 150, 300, 375, 412 et 450 mg/kg a montré une DL50 = 440,5 mg/kg et on a observé les signes qui viennent d’être rapportés. L’étude histologique a mis en évidence des signes de lésion hépatique et rénale dose-dépendante.

•Travail TRAMIL39

L’extrait aqueux (décoction 10 g/100 mL eau) de feuille séchée, administré en concentrations de 5 et 10 g/100 mL, et l’extrait hydroalcoolique (80%) (122,5 mg/mL de solides totaux) appliqué à 0,01, 0,08, 0,8, 1, 2 et 10 mg/mL au milieu de culture, n’ont pas montré d’effet génotoxique dans le modèle avec induction de ségrégation somatique à bref délai sur Aspergillus nidulans.

•Travail TRAMIL25

La consommation entre 500-1000 mL/personne de décoction de feuille (15-25 g/L) a provoqué une sensation d’abattement ou de tranquillité; on n’a pas constaté de manifestations objectives ou subjectives de toxicité pendant le traitement phytothérapeutique.

La décoction de feuille a eu une action antimutagène in vitro sur la génotoxicité induite par le mébendazol, sur le modèle d’Aspergillus nidulans40.

La décoction de feuille séchée (2 mg de matière végétale sèche/150 mL d’eau) administrée oralement (20-40 mL/kg/30 jours) à des rats femelles gravides, n’a pas montré de signes d’embryotoxicité28.

L’extrait aqueux de feuille séchée (2 à 10 g/jour/personne) administré oralement pendant 2 semaines à 18 humains sains, n’a pas produit de manifestations de toxicité évidente ni d’altérations des concentrations sanguines de bilirubine, glucose, urée, créatinine, cholestérol, triglycérides, phosphatase alcaline, TGO, TGP, albumine, protéines totales, LDH, CPK, ni au niveau des concentrations urinaires en glucose, protéines, cétones, urobilinogène, bilirubine ou hématurie28,41.

On ne dispose pas d’information garantissant l’innocuité de son emploi avec des enfants, ni avec des femmes enceintes ou allaitantes.

La feuille a été amplement étudiée et contient, entre autres composants, 0,5%-0,7% d’huile essentielle : α-oxo-bisabolène, bornéol, géranial, géraniol, nérol, principalement15; des phénylpropanoïdes : acides caféique, ρ-coumarique et chlorogénique16; des flavonoïdes : lutéoline, iso-orientine16; des terpènes : cymbopogénol17, cymbopogone, cymbopogol18, ß-sitostérol19; des alcools à longue chaîne carbonée : n-hexacosanol, n-triacontanol19.

Le rhizome contient des alcaloïdes20.

Analyse proximale pour 100 g de feuille21 : calories : 92; eau : 74,3%; protéines : 1%; lipides : 1,4%; glucides : 21,9%; fibres : 4,2%; cendres : 1,4%; calcium : 32 mg; phosphore : 30 mg; fer : 1,8 mg; carotène : 425 µg; thiamine : 0,05 mg; riboflavine : 0,02 mg; niacine : 2,20 mg; acide ascorbique : 1 mg.

•Travail TRAMIL22

L’extrait hydroalcoolique (70%) de parties aériennes, administré par voie sous-cutanée à des souris Swiss (1g d’extrait/kg de poids corporel), n’a pas montré d’activité in vivo contre Plasmodium berghei NK65.

•Travail TRAMIL23

L’extrait aqueux (décoction, 9,7% de solides totaux) de feuille fraîche (0,049, 0,124 et 0,249 mg/mL), les extraits hydroalcooliques (30%) (0,704, 0,760 et 3,520 mg/mL) et (80%) (0,241, 0,602 et 1,205 mg/mL) de feuille séchée, sur iléon isolé de rat, ont inhibé significativement l’amplitude des contractions spontanées. Avec les extraits hydroalcooliques, la réponse a été dose-dépendante et on a calculé une DE50 = 1,010 mg/mL pour les extraits à 30% et de 0,042 mg/mL à 80%.

•Travail TRAMIL24

Pour étudier l’effet anti-inflammatoire de l’extrait fluide (éthanol-eau 30%) de feuille séchée, on a utilisé le modèle de granulome induit par du coton chez le rat, et l’assiette chaude chez la souris pour mesurer l’activité analgésique. L’extrait a été administré par voie orale à des doses de 160, 320 et 480 mg/kg/jour et n’a montré aucun effet sur les modèles étudiés.

•Travail TRAMIL25

La décoction de feuille fraîche (15-25 g/L) administrée à des doses de 240 mL toutes les 6 heures, a provoqué une faible action sédative par rapport au groupe contrôle, une action antispasmodique gastro-intestinale soulageant des patients à symptômes bénins (dérangements transitoires), un effet antihypertenseur (mais pas hypotenseur) chez des patients avec une hypertension artérielle essentielle de degré I et II (ambulatoires et hospitalisés), et une action expectorante et décongestionnante chez des patients souffrant de bronchite aiguë et chronique.

La teinture de la feuille séchée (30 mL/disque) a été inactive in vitro comme antimicrobien contre Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa, Staphylococcus aureus et Candida albicans26.

La décoction de feuille (200 mg/kg de citral) administrée par voie orale au rat, n’a pas eu d’action sur la température corporelle, le système nerveux central, le transit ni l’absorption intestinale27-28; d’autres auteurs ont constaté que cette préparation a montré des effets hypotenseurs, diurétiques et faiblement anti-inflammatoires sur l’être humain29.

On attribue à la plante une activité antispasmodique, insecticide et répulsive sur les animaux d’expérimentation19.

L’huile essentielle (30 mg/par voie orale à la souris), a induit les glutathion S-transférases dans l’intestin grêle, mais ni dans le foie, ni dans l’estomac30, et a été antispasmodique31.

L’huile essentielle a mis en évidence une activité antimicrobienne in vitro (20 mg/mL) contre Bacillus subtilis, Staphylococcus aureus, Mycobacterium smegmatis et à un moindre degré contre Escherichia coli etPseudomonas aeruginosa; elle a aussi été active contre Trichophyton mentagrophytes, Aspergillus flavus32, Cryptococcus neoformans et Saccharomyces cerevisiae33. On lui attribue une action insecticide34, dépressive du système nerveux central, analgésique et antipyrétique29,35.

On attribue aux composés 1,8-cinéole, citral, citronellal (ED = 1 mg/kg), géraniol et linalol une action sédative; et au caryophyllène, au linalol, à la lutéoline, au myrcène et à la quercétine une action antispasmodique36.

L’activité antioxydante des extraits de cette plante a fait l’objet d’un brevet37.

Références :  

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Décharge

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