Acalypha arvensis

nom scientifique : 
Acalypha arvensis Poepp. & Endl.
Famille : 

Distribution géographique

Du Sud du Mexique jusqu'au Pérou et en Bolivie. Existe aussi dans les Petites Antilles.

Description botanique

Plante vivant un ou deux ans, de 50 cm de hauteur, avec des tiges à poils incurvés. Feuilles allongées, ovales ou pointues de 3 à 7 cm de longueur, à marges crénelées. Fleurs en épi mâles et femelles axillaires de 1,5 à 3 cm de longueur attachées à l'axe des feuilles. Fruit: capsule de 2 mm, velue.

Voucher(s)

Girón,152,CFEH

infection cutanée :

  feuille, décoction, application locale1

Pour les infections de la peau :

Faire une décoction de 30 grammes de feuilles fraîches dans 1 litre d'eau. Faire bouillir pendant 5-10 minutes et filtrer. Nettoyer la lésion avec de l'eau bouillie et du savon, appliquer la préparation en la lavant ou en appliquant des compresses sur la zone affectée 3 fois par jour.

Toute préparation médicinale doit être conservée au froid et utilisée dans les 24 heures.

Selon l'information disponible :

L'emploi pour les infections de la peau est classé REC basé sur l'usage significatif traditionnel documenté par les enquêtes TRAMIL et l'information scientifique publiée.

Ne pas ingérer à cause du danger d'intoxication par le cyanure. En cas d'intoxication par ingestion, consulter un médecin.

Toute application topique doit se conformer à de strictes mesures d'hygiène qui empêcheront la contamination ou une infection supplémentaire.

Si l'état du patient se détériore ou si l'infection de le peau persiste plus de 5 jours, consulter un médecin.

L'extrait dichlo-méthanique de parties aériennes séchées, appliqué à une concentration de 5 mg/disque sur plaque d'agar-agar lors de l'essai d'activité neurotoxique s'est révélé inactif sur Neurospora crassa5.

Pour quelques plantes de ce genre, les dérivés cyanogénétiques en présence de b-glucosidases favorisent des intoxications cyanhydriques aiguës ou chroniques6-7 lorsqu'ils sont administrés par voie orale. Cependant, l'acide cyanhydrique s'évapore sous l'action de la chaleur pendant l'ébullition8 si celle-ci s'effectue dans un récipient ouvert.

On ne dispose pas d'information pouvant garantir l’innocuité de l’usage de ce remède administré aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes.

•Travail TRAMIL9

Etude phytochimique préliminaire (feuille)

alcaloïdes:

-

saponosides:

-

anthracène:

-

tanins:

-

flavonoïdes:

-

coumarine:

-

stéroïdes, terpénoïdes:

-

 

dérivés cyanogénétiques:

 

-

 

dérivés cardioactifs:

-

 

           

Nous ne disposons pas d'autres données sur l'espèce.

On signale dans le genre Acalypha la présence de dérivés cyanogénétiques : l'acalyphine, accompagnée d'une b-glucosidase puissante qui libère le cyanure d'hydrogène dans la feuille lequel est concentré approximativement à 2700 ppm2.

•Travail TRAMIL9

La décoction de feuille (1000 µg/mL)n'a pas montré d'activité in vitro contreStaphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Salmonella gallinarum, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Candida albicans niMycobacterium smegmatis.

La teinture  avec 10 g de feuille séchée/100 mL d'éthanol-eau (1:1) a montré une activité antibactérienne in vitro face à Staphylococcus aureus (30 µL/disque) par diffusion sur plaque d'agar-agar3. Cependant, elle a été inactive sur Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa, Salmonella enteriditis, Shigella dysenteriae et Candida albicans3.

L'extrait aqueux de plante (30 et 40 mg de poids sec/disque de papier filtre) a montré une activité antibactérienne in vitro sur Aeromonas hydrophilla et Bacillus cereus sur le modèle de diffusion sur plaque d'agar-agar4.

Les extraits dichloro-méthanolique et méthanolique, de parties aériennes séchées, en concentrations de 5 et 10 mg/disque sur plaque d'agar-agar, ont été inactifs comme agents antifongiques sur Aspergillus fumigatus, A. niger, Cladosporium cladosporioides, Fusarium oxysporum, Microsporum gypseum, Penicillium purpurogenum, etTrichophyton mentagrophytes et aussi sur Candida albicans, Crytococcus neoformans etSaccharomyces cerevisiae5.

Références :  

1 GIRON L, 1988 Encuesta TRAMIL (Costa atlántica). Centro Mesoamericano de Tecnología CEMAT, Guatemala, Guatemala.

2 DUKE JA, 1992 Handbook of phytochemical constituents of GRAS herbs and other economic plants. Boca Raton, USA: CRC Press.

3 CACERES A, GIRON L, ALVARADO S, TORRES M, 1987 Screening of antimicrobial activity of plants popularly used in Guatemala for the treatment of dermatomucosal diseases. J Ethnopharmacol20(3):223-237.

4 PERUMAL SAMY R, IGNACIMUTHU S, RAJA DP, 1999 Preliminary screening of ethnomedicinal plants from India. J Ethnopharmacol66(2):235-240.

5 FREIXA B, VILA R, VARGAS L, LOZANO N, ADZET T, CANIGUERAL S, 1998 Screening for antifungal activity of nineteen Latin American plants. Phytother Res 12(6): 427-430.

6 POULTON J, KEELER R, TU T, Eds., 1983 Handbook of natural toxins 1. New York, USA: Marcel Dekker.

7 NAHRSTEDT A, 1987 Recent developments in chemistry, distribution and biology of the cyanogenic glycosides. In: Hostettmann K, Lea P, Eds. Biologically Active Natural Products. Oxford, England: Oxford Science Publications:p167-184,213-234.

8 CARRICONDE C, CARRICONDE D, 1987 De Volta às raízes. Impresos (periódicos) del Centro Nordestino de Medicina Popular de Recife, Brasil.

9 SOLIS PN, RODRIGUEZ N, ESPINOSA A, GUPTA MP, 2004 Estudio fitoquímico de algunas plantas TRAMIL con usos en Martinica. Informe TRAMIL. Centro de Investigaciones Farmacognósticas de la Flora Panameña CIFLORPAN, Facultad de Farmacia, Universidad de Panamá, Panamá, Panamá.

Décharge

L'information ici présentée s'adresse, à des fins pédagogiques, au grand public ainsi qu'aux professionnels de santé. Elle n'a pas la prétention de se substituer à quelque règle ou disposition légale que ce soit. Compte tenu du fait que certaines parties de plantes peuvent, le cas échéant, présenter une toxicité, ou avoir des effets nocifs, ou encore provoquer une interaction avec des médicaments, toute personne désireuse d'utiliser ces moyens thérapeutiques ou leurs produits dérivés doit consulter un médecin ou un autre professionnel de santé qualifié. TRAMIL n'est aucunement responsable pour l'utilisation qui pourrait être faite, dans le cadre d'une quelconque décision, action ou omission, de l'information contenue dans cette Pharmacopée.